« La consultation avec le bébé et son parent, une clinique interstitielle ».

 Jeudi 16 avril 2026

par Pascale Gustin

Nous vous donnons rendez-vous le jeudi 16 avril à 20h à Cambre Etoile (Avenue Maurice,1 à 1050 Bruxelles, 3ème étage, sonnette générale à droite) pour partager des sandwichs avant que la conférence ne commence à 20h30

Il sera possible de suivre la conférence en zoom, il vous suffit de vous signaler afin de recevoir le lien.
Comme pour nos derniers séminaires, n’hésitez pas à faire circuler la publicité auprès de vos collègues. Pour les non membres, le prix du séminaire s’élève à 15 € à payer sur le compte de l’ARPP : BE26 0682 2825 0929 avec comme communication votre nom + séminaire du 16/4/26.
Pour notre bonne organisation, vous pouvez vous inscrire jusqu’au lundi 13 avril.

Un mot de présentation par P. Gustin, psychologue clinicienne et psychanalyste (EAB) 

Pour vous parler de mon engagement dans la clinique du bébé, je partirai de mes rencontres avec ces bébés qui m’ont été adressés précocement. La non-organisation des liens précoces, l’empêchement à s’y engager, la désorganisation somatique du bébé, l’urgence subjective ressentie par le parent ou l’entourage motivent ces consultations psychanalytiques. Celles-ci révèlent combien l’identification au nouveau-né peut actualiser d’anciens traumatismes laissés à l’état brut chez le parent, ouvrant une brèche qui laisse chacun démuni. De telles zones traumatiques s’avèrent extrêmement mortifères quand elles restent muettes dans la transmission. « Ça » parle alors en deçà des mots, au travers notamment du holding, de l’ambiance qui s’en dégage et des objets qui s’y logent. C’est là que j’ai
appris à porter ma présence, jusqu’à accueillir en moi les traces du passé en attente de symbolisation.
Dans le jeu subtil des identifications croisées convoquant l’infans, ces configurations transférentielles peuvent conduire le thérapeute à éprouver, en lui-même, cette zone de mort vécue dans l’expérience du bébé. En filigrane de notre pensée, il arrive que nos états du corps, nos rêves, nos actes actualisent l’inénarrable de l’histoire de l’enfant. A condition d’en faire quelque chose, la rencontre clinique peut ainsi faire évènement, relançant la dynamique du temps et la narrativité avec le bébé. Ces situations m’ont conduite à travailler la notion d’interstice, jusqu’à concevoir cette consultation avec le bébé comme une clinique interstitielle. Je me réjouis de partager avec vous cette réflexion.

Gustin P., « Quand les feuillets du temps ‘s’escargotent’ autour de la présence du bébé, comme des poussières d’étoiles » , in
Le bébé a une histoire, Eres, 1001 BB n°194, 2025, pp. 65-101.
Gustin P., « Temps fêlé et biberon renversé, heureuses coïncidences dans les zones de transmission des lignées », in Filigrane
Écoutes psychanalytiques, volume 30, N°1- 2021, pp.19-37.
Gustin P., « Sotto Voce – Quand le bébé se tient au bord du vide », in Epistoles – Dossier La psychanalyse avec les enfants,
P.U.L., 2012, pp. 29-44.

Au plaisir de vous retrouver nombreux.ses.
Anne-Catherine, Anne et Frédérique