Julie et la petite princesse rose par Françoise Daune et Oriane Verkaeren, le 22 février.

Que font, vivent et pensent des psys à l’hôpital et en cabinet privé, quand ils sont confrontés à des patients atteints de maladie à pronostic vital, en particulier de cancers ? Quelle place pour le psychisme lorsque le corps est malade ? Quelle place pour le corps quand le psychisme est débordé par les angoisses ? Comment aménager un cadre assurant la continuité de la relation psychothérapeutique et la prise en compte des réalités de la maladie ?

Des psychologues, psychiatres et psychanalystes ? qui reçoivent à l’hôpital et/ou en cabinet privé des patients atteints de maladies graves, témoignent de leur pratique. La confrontation à la finitude bouscule leurs référents théoriques et leurs repères cliniques. En partageant leurs expériences, au-delà des connaissances et des savoirs, ils montrent que, malgré l’ombre de la mort, leur engagement humain auprès de leurs patients reste une clinique de vie et de liens….

« C’est au départ de la découverte d’une mutation génétique BRCA chez Julie que l’histoire médicale et la singularité de son histoire vont se déployer pour un corps à corps. Le risque de cancer n’est pas une invention du psychisme. Le corps est porteur de sa finitude faisant fuser les angoisses. Mais, l’inconscient traite ces informations au regard d’une histoire singulière. Une découverte de la mutation qui va faire écho à ses avatars et révéler un environnement primaire, tant maternel que paternel, défaillant.

L’histoire de Julie est celle de cette rencontre transféro-contretransférentielle montrant le nouage de l’inter-psychique mais aussi de l’inter-corporel. » 

Nous allons vous emmener dans cette rencontre de Julie et de la petite princesse. Une histoire qui nous montre les relations et réalités multiples qui, telles des poupées russes s’emboitent, pour grandir, exister.